Ipsos | Polypose nasale | Santé
Ipsos | Polypose nasale | Santé

Le fardeau invisible de la polypose nasale : une étude révèle l'impact majeur sur la qualité de vie des patients

Une étude récente menée par Ipsos sur le fardeau de la polypose nasale (PNS), pour le compte de Sanofi et Regeneron, met en lumière les défis quotidiens auxquels sont confrontés les patients atteints de cette maladie chronique. Cette inflammation chronique des muqueuses du nez et des sinus, qui touche environ un million de personnes en France*, a des répercussions considérables sur la qualité de vie, souvent sous-estimées par l'entourage et la société en général.

Un impact multidimensionnel sur le quotidien des patients

L'étude révèle que la PNS affecte profondément la vie des patients. En effet, 77 % d'entre eux considèrent leur maladie comme un handicap quotidien, mais seulement 41 % pensent que leur entourage la perçoit ainsi. Ce décalage de perception contribue à un sentiment d'isolement et d'incompréhension.

Les symptômes les plus fréquemment rapportés incluent le nez bouché pendant plusieurs jours (89%), les troubles du sommeil et la fatigue (73 %), le nez qui coule (71 %) et les troubles de l'odorat (71 %). Ces symptômes, bien qu'invisibles pour l'entourage, entraînent des conséquences significatives :

  • 81 % des patients signalent une dégradation de leur sommeil
  • 62 % notent une altération de leur humeur générale
  • 58 % rapportent une baisse de leur moral et de leur bien-être psychologique.

De plus, 45 % des patients se voient contraints de renoncer à une activité physique en raison de leur maladie, illustrant l'impact concret de la PNS sur leur vie quotidienne.

Un parcours de soins semé d'embûches

Le diagnostic et la prise en charge de la PNS représentent un véritable parcours du combattant pour de nombreux patients. L'étude met en évidence plusieurs points critiques :

  • Le délai moyen entre l'apparition des premiers symptômes et le diagnostic est de 24 mois, témoignant d'une certaine errance thérapeutique ;
  • Avant d'obtenir un diagnostic, 89 % des patients ont consulté un médecin généraliste, 79 % un ORL et 51 % un allergologue, soulignant la complexité du parcours de soins.

Un besoin d'implication et d'information

L'étude souligne également l'importance de l'implication des patients dans la gestion de leur maladie :

  • 51 % des patients se sentent en difficulté pour gérer leur maladie au quotidien ;
  • Pour être plus impliqués, 60 % des patients souhaitent plus d'informations sur les traitements disponibles, et 43 % demandent un accès plus facile aux autres spécialistes ;
  • 60 % des patients expriment le désir d'avoir accès à des traitements plus efficaces.

Ces résultats mettent en lumière un besoin urgent d'amélioration de la prise en charge des patients atteints de PNS. Il est crucial de sensibiliser le grand public et les professionnels de santé à l'impact réel de cette maladie sur la qualité de vie des patients, tout en facilitant l'accès aux traitements innovants et à une information complète.

En conclusion, cette étude Ipsos révèle le fardeau considérable que représente la polypose nasale pour les patients. Elle souligne l'urgence d'une meilleure reconnaissance de cette pathologie, d'une optimisation des parcours de soins et d'un accès facilité aux traitements. L'amélioration de la qualité de vie des patients atteints de PNS passe par une approche globale, impliquant une sensibilisation accrue du grand public, une formation continue des professionnels de santé et un soutien renforcé aux patients dans la gestion quotidienne de leur maladie.

Rapport complet

Pour en savoir plus sur Sanofi : www.sanofi.fr
Pour en savoir plus sur Regeneron : www.regeneron.fr


A propos de cette enquête

Enquête réalisée par Ipsos pour le compte de Sanofi et Regeneron avec un dispositif quantitatif mené auprès d’un échantillon de 102 patients diagnostiqués avec une polypose nasale âgés de 18 ans et plus, interrogés par questionnaire auto-administré en ligne du 06 décembre 2024 au 27 janvier 2025 via l’Access panel Ipsos iSay et le panel patient d’un prestataire. Sélection par la méthode des quotas (sexe, âge, catégorie socio-professionnelle de la personne interrogée, région).

Notes

*La Polypose Nasale Essentielle, Dr J-L DEGRAIX, service Pr THAI VAN, CHU LYON

Auteur(s)

Articles liés

  • Featureflash Photo Agency / Shutterstock.com

    Retour de Céline Dion : une ferveur partagée par un quart des Français

    Alors que Céline Dion a fait son grand retour depuis le mois septembre en France avec une série de concerts devant un public conquis, une étude Ipsos bva-CESI École d'ingénieurs réalisée début octobre 2026 décode les ressorts d'un engouement sans précédent : la star québécoise, longtemps éloignée des scènes par la maladie, cristallise à la fois l'admiration pour une voix exceptionnelle, une nostalgie collective et une forme d'attachement très personnel des Français à son destin.
  • Education alimentaire | Diététique | Santé publique

    Présidentielle 2027 : un Français sur deux pourrait faire de l'éducation alimentaire un critère de vote

    À six mois de la présidentielle, l'éducation alimentaire sort de la cuisine pour entrer dans le débat politique. 74 % des Français estiment que l'éducation alimentaire des enfants et des adolescents n'est pas satisfaisante, 53 % considèrent que l'école n'en fait pas assez, et 90 % y voient la marque d'inégalités sociales fortes. Résultat : 63 % attendent des candidats des propositions concrètes, et 49 % se disent prêts à favoriser un candidat qui s'emparerait du sujet.
  • Mondial de l'Auto | Mobilité | Automobile
    Automobile Enquête

    Mondial de l’Auto 2026 : le nouveau portrait des automobilistes français

    La nouvelle enquête Ipsos bva, menée en partenariat avec le Mondial de l'Auto, souligne le rapport paradoxal des Français à leur véhicule. Si la voiture reste un puissant symbole de liberté (94 %) marquant une forte dépendance dans les régions (81 %), la transition vers l'électrique se heurte au réalisme économique, avec seulement 19 % d'intentions d'achat malgré un fort désir (53 %). Côté technologies, les conducteurs plébiscitent les aides à la conduite mais rejettent l'automatisation totale (34 %), exigeant de rester maîtres à bord.