Le monde en chiffres - la mobilité des Français

Nous évoluons dans un monde complexe. Pour mieux en comprendre les signaux faibles, B Smart et Ipsos s'associent pour vous donner les chiffres à retenir et des éléments d’explications. Cette semaine, Guillaume Saint, directeur Automobile et Mobilités d'Ipsos en France, décrypte les trajets quotidiens des Français et leur rapport à la mobilité.
Le Monde en Chiffres | Ipsos | Mobilité

 

Les données de notre étude menée en partenariat avec Transdev et Région de France, révèlent les détails des habitudes et les frustrations des Français concernant leur mobilité. Guillaume Saint, notre expert Automobile et Mobilités, revient sur les points sensibles qui dessinent le mécontentement des Français. 

 

 

Un regard sur la mobilité d'aujourd'hui

Malgré des périodes de confinement et une inflation élevée, les déplacements des Français n'ont que légèrement diminué par rapport à 2019. En parallèle, le budget consacré à ces déplacements reste conséquent.

Le rapport risque-performance dans l'épargne

En moyenne, les Français passent 31 minutes pour se rendre au travail ou à l'école, 18 minutes pour aller faire leurs courses, 16 minutes pour rejoindre les lieux de loisirs et 11 minutes pour atteindre les commerces de proximité.

Ce temps n'a que légèrement diminué depuis 2019, mais il est de plus en plus source de mécontentement. 32 % des Français s’en plaignent et ce ressentiment est de plus en plus marqué à mesure que le temps de trajet s’allonge. En effet, si ceux qui mettent 20min à se rendre sur leur lieu de travail sont 20% à se déclarer insatisfaits, ce chiffre atteint 63% pour les Français dont le trajet dure plus d'une heure.

Le coût des déplacements : une charge lourde

L'étude indique que les Français consacrent au déplacement 170 euros par mois et par individu. Un coût qui peut donc se voir doublé, voire triplé dans certains foyers, représentant une part significative du budget des ménages. En conséquence, 43 % des Français sont mécontents de ce que leur coûte leur déplacement, une dépense sur laquelle ils ont peu de contrôle.

Dans un contexte d'augmentation des coûts de l'énergie, les Français qui utilisent leur voiture quotidiennement sont majoritaires pour exprimer leur insatisfaction : ils sont 54% ! C'est également le cas pour les habitants des zones rurales, où l'offre de transport alternatif à la voiture pour les trajets du quotidien est moins développée.

La voiture, encore en pole position

Malgré les coûts et les frustrations, la voiture reste le premier mode de transport des Français pour leurs déplacements quotidiens avec 86% d'usagers réguliers. Cependant, l'image de la voiture est ambiguë.

Si 90% des automobilistes estiment que la voiture est le moyen de transport le plus rapide et que cela reste un plaisir de conduire, 86% pensent que son coût devient prohibitif et 73% soutiennent qu'il faudrait l'utiliser moins pour lutter contre le réchauffement climatique.

Vers des transports en commun plus efficaces

Le vélo, qui est désormais utilisé régulièrement par 19% des Français, se hisse sur la troisième place du podium des modes de transport auxquels les Français ont le plus fréquemment recours.

Dans cette tendance, notre étude révèle que 68% des automobilistes aimeraient moins utiliser leur voiture en faveur d'alternatives comme le vélo ou les transports collectifs.

Pour y parvenir, il faudrait améliorer l'offre de transports en commun, en densifiant le réseau, en élargissant les horaires de service, en augmentant la fréquence des passages et en améliorant la qualité du service.

La mobilité est un problème complexe qui nécessite des solutions multifacettes impliquant de repenser notre approche des transports.

Retrouvez le monde en chiffres sur bsmart.fr

Auteur(s)

Articles liés

  • AXA Future Risks Report 2026 | Risques émergents
    Risques Enquête

    AXA Future Risks Report 2026 : l’intelligence artificielle devient la première préoccupation des experts, devant le changement climatique

    Aujourd’hui, AXA publie la 13e édition de l’AXA Future Risks Report, réalisée en partenariat avec Ipsos. Ce rapport analyse chaque année l’évolution de la perception des risques à travers les réponses de milliers d’experts et de citoyens dans le monde. L’édition 2026 marque un tournant : pour la première fois depuis la création de l’AXA Future Risks Report, les risques liés à l’intelligence artificielle et au big data arrivent en tête du classement des experts, devant le changement climatique. L’IA était classée quatrième en 2025.
  • Confiance interpersonnelle | Vivre-ensemble
    Lien social Enquête

    Confiance : 91 % des Français jugent urgent de recréer du lien entre les individus

    Méfiance envers les institutions, polarisation des opinions, délitement du lien social : le débat public dépeint une société qui se replierait sur son cercle intime. Un constat qui ne raconte pourtant qu'une partie de l'histoire, car au même moment, des millions de personnes continuent à coopérer, à partager, et à ouvrir leur logement à des inconnus.
    De ce paradoxe est né le Baromètre de la confiance HomeExchange, le numéro un mondial de l'échange de maisons, réalisé avec l'institut Ipsos bva : la confiance recule-t-elle vraiment, ou change-t-elle de mécanismes ? Premier constat : l'envie de faire confiance est bien là. Reste à savoir à quelles conditions elle s'exerce, et ce qui se passe quand on passe de l'idée à l'acte.
  • Mouvement lycéen | Manifestations | Sondage Ipsos bva
    Politique Enquête

    Lycéens : un mouvement qui divise mais des revendications soutenues

    Depuis la mi-septembre 2026, le blocage de nombreux établissements scolaires suscite des réactions contrastées au sein de l'opinion. Si le mouvement divise les Français sur fond de clivages générationnels et partisans, la dernière vague du Baromètre politique Ipsos bva-CESI École d'ingénieurs pour La Tribune Dimanche révèle un large soutien aux revendications de fond, telles que la réduction des effectifs par classe ou la rénovation des bâtiments. Face à une crise qui menace de s'inscrire dans la durée et au rejet généralisé des prises de position politiques, une large majorité de citoyens juge que le gouvernement devrait privilégier le dialogue.