Popularité : Valls et Sarkozy résistent dans leur propre camp

Cette nouvelle vague du baromètre Ipsos/Le Point réalisée du 20 au 21 juin est la première depuis les élections européennes. Elle s’inscrit dans une actualité difficile pour l’exécutif, marquée par plusieurs mouvements de contestation : des cheminots contre la réforme du rail, des intermittents contre la réforme de l’indemnisation chômage et d’une partie de la majorité contre le vote du budget.

Dans ce contexte, la popularité de François Hollande reste à un niveau très bas, avec 78% d’opinions négatives (=), contre 18% d’opinions positives (-1). Même si le Président gagne quelques points auprès des sympathisants PS (+3 à 49% contre 45%, -5), son indice de popularité (la différence entre les opinions positives et les opinions négatives) atteint le niveau record de -60 points.

Manuel Valls résiste plutôt bien. Certes les jugements défavorables à l’action du Premier ministre gagnent du terrain (46%, +7), mais cette évolution s’effectue principalement au détriment des personnes qui ne se prononcent pas (9%, -8). Les jugements positifs sur son action restent tendanciellement stables sur un mois (à 45%, +1). Il réussit même à gagner des points dans son camp politique : il obtient dans cette vague le soutien de 70% des sympathisants socialistes (+7).

Dans le palmarès des personnalités, Nicolas Sarkozy baisse de 6 points auprès de l’ensemble des Français, mais l’ancien Président n’est pas vraiment sanctionné dans son camp suite aux révélations dans l’affaire Bygmalion. Il reste largement en tête chez les sympathisants de l’UMP (avec 81% d’avis favorables, -3) nettement devant Alain Juppé (en deuxième place avec 75%, -4) et François Fillon (en cinquième place avec 63%, -2). La baisse est plus forte pour Jean-François Copé (-10, avec 41% d’avis favorables contre 48%, +8).

A 31%, Marine Le Pen perd 3 points de jugements favorables auprès des Français. Toutefois, la polémique qui l’a opposée à son père est sans conséquence auprès des sympathisants du Front national qui lui accordent toujours très largement leur soutien (95% de jugements favorables, +3).

Crédits photo :
Manuel Valls : Mathieu Delmestre Solfé Communications
Nicolas Sarkozy : Frederic Legrand / Shutterstock.com

Auteur(s)

Articles liés

  • Octobre Rose | Cancer du sein | Santé | Intelligence Artificielle

    Cancer du sein : quels sont les freins au dépistage ?

    À l’occasion d’Octobre rose, une enquête Ipsos bva pour Infra explore les raisons pour lesquelles certaines femmes ne participent pas au dépistage organisé du cancer du sein et les leviers susceptibles de favoriser leur participation. Parmi les principaux freins figurent le manque d’information, le caractère désagréable de la mammographie et la crainte du résultat. La recommandation d’un médecin apparaît comme un levier important. L’intelligence artificielle pourrait également contribuer à encourager le dépistage, à condition que son utilisation soit encadrée et qu’elle ne se substitue pas aux professionnels de santé.
  • Featureflash Photo Agency / Shutterstock.com

    Retour de Céline Dion : une ferveur partagée par un quart des Français

    Alors que Céline Dion a fait son grand retour depuis le mois septembre en France avec une série de concerts devant un public conquis, une étude Ipsos bva-CESI École d'ingénieurs réalisée début octobre 2026 décode les ressorts d'un engouement sans précédent : la star québécoise, longtemps éloignée des scènes par la maladie, cristallise à la fois l'admiration pour une voix exceptionnelle, une nostalgie collective et une forme d'attachement très personnel des Français à son destin.
  • Education alimentaire | Diététique | Santé publique

    Présidentielle 2027 : un Français sur deux pourrait faire de l'éducation alimentaire un critère de vote

    À six mois de la présidentielle, l'éducation alimentaire sort de la cuisine pour entrer dans le débat politique. 74 % des Français estiment que l'éducation alimentaire des enfants et des adolescents n'est pas satisfaisante, 53 % considèrent que l'école n'en fait pas assez, et 90 % y voient la marque d'inégalités sociales fortes. Résultat : 63 % attendent des candidats des propositions concrètes, et 49 % se disent prêts à favoriser un candidat qui s'emparerait du sujet.